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Réflexions

Inspiration - Des temps d’inquiétude

2026-06-17    
   

L’actualité n’a jamais été aussi préoccupante que ces derniers mois. Que peut-on faire devant un futur aussi effrayant pour ne pas sombrer dans le désespoir ? Les Anciens ont longtemps cherché une réponse : faut-il s’endurcir devant les coups du sort en comprenant qu’on ne peut rien y faire, comme le pensaient les Stoïciens ? Ou, au contraire, ne pas se soucier des choses sur lesquelles on ne peut avoir de causalité, mais plutôt en détourner son attention et s’intéresser aux choses qui peuvent nous distraire, et profiter de la vie, comme l’expliquent les Épicuriens ? Car notre situation, pauvres fourmis humaines, semble souvent dénuée de sens. Comme l’écrivait Pascal, « Qu’on s’imagine un nombre d’hommes dans les chaînes, et tous condamnés à la mort, dont les uns étant chaque jour égorgés à la vue des autres, ceux qui restent voient leur propre condition dans celle de leurs semblables, et, se regardant les uns et les autres avec douleur et sans espérance, attendent leur tour. C’est l’image de la condition des hommes. »[1]

Sans compter le rôle des médias qui nous montrent sans cesse combien l’environnement est dangereux, amplifiant notre inquiétude : comme l’écrit le penseur américain L. Ron Hubbard, « Beaucoup sont convaincus que non seulement l’environnement est dangereux, mais qu’il le devient de plus en plus, jour après jour. Et pour bien des gens, c’est un défi auquel ils ne se sentent pas capables de faire face. La vérité est cependant qu’on le fait apparaître beaucoup plus dangereux qu’il ne l’est en réalité. Il existe un grand nombre de fabricants professionnels d’environnement dangereux. Il s’agit entre autres des professions qui ont besoin d’un tel environnement pour pouvoir exister : politiciens, policiers, journalistes, croque-morts, et ainsi de suite. Ces individus vendent un environnement dangereux. C’est leur principal soutien. Ils pensent que s’ils ne vendaient pas aux gens l’idée que l’environnement est dangereux, ils se retrouveraient rapidement sur la paille. Il est donc dans leur intérêt de présenter le monde comme beaucoup plus dangereux qu’il ne l’est. »[2]

Or l’environnement est déjà suffisamment dangereux sans qu’on en rajoute. De plus, « Le niveau de santé physique, le niveau de santé d’esprit, le niveau d’activité et le niveau d’ambition de l’individu sont tous déterminés par l’idée qu’il se fait lui-même du degré de danger que présente l’environnement. Il existe réellement des zones dangereuses dans l’environnement, mais il y a aussi des zones que l’on a fait paraître plus dangereuses qu’elles ne le sont en réalité. »[3]Face à ces dangers réels ou imaginés, que peut-on faire ? L’une des solutions proposées par L. Ron Hubbard a beaucoup à voir avec l’observation. Il écrit, en effet : « Si l’on amène une personne sur les lieux en question de cet environnement et qu’on les lui fait inspecter, elle pourra voir par elle-même que l’environnement n’est pas aussi dangereux qu’on le lui avait fait paraître. Ainsi, avec plus de confiance en son aptitude à résoudre au moins ces secteurs-là de son environnement, verra-t-elle son niveau de santé physique, de bien-être, de santé d’esprit et d’activité augmenter. »[4]

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[1] Blaise Pascal, Pensées, édition Brunschvicg n° 199, 1660, Hachette, 1925, p. 426.

[2] Le Manuel de Scientologie, d’après les travaux de L. Ron Hubbard, chapitre « Solutions à un environnement dangereux », p. 445.

[3] Ibid., p. 452.

[4] Ibid., p. 452.